octobre rose

 Je suis une femme, et comme toutes les femmes, le cancer du sein me touche :

- au sens propre parce que je vais devoir passer une mammographie dans peu de temps et que ça me fait peur - pas la douleur, les résultats-

- au sens figuré parce que les femmes autour de moi, ça ne manque pas, mes filles, ma soeur, ma maman, mes amies, mon ass mat, mes collègues, ma voisine, la boulangère ... ça nous concerne toutes.

J'ai lu beaucoup de blogs qui parlent d'octobre rose : mamafunky et ses enchères, bento-blog, papilles et pupilles ...

Je m'associe comme beaucoup de bloggueuses (eurs) à octobre rose

Et c'est justement parce que je m'y associe que je vais aller à contre sens des autres blogs.

Je vais en effet vous parler de la Revue Cochrane

Extraits :

Bienfaits


Meilleure survie - Le dépistage régulier par mammographie ne peut pas em-pêcher le cancer du sein, mais il peut réduire le risque de mourir de ce cancer.
Si 2000 femmes sont examinées régulièrement pendant 10 ans, une seule d’entre elles bénéficiera réellement du dépistage par le fait qu’on lui évite-ra la mort par cancer du sein, parce que le dépistage a détecté le cancer à un stade précoce.


Dommages


Surdiagnostic et surtraitement -Certaines des tumeurs cancéreuses et cer-taines des tumeurs dites pré-cancéreuses, qui sont découvertes au cours de ce dépistage, se développent très lentement, ou ne se développent pas du tout ("les pseudo-cancers"). Ces tumeurs ne se seraient donc jamais développées en véritable cancer. Puisqu'il n'est pas possible de différencier une modification cellulaire dangereuse d’une modification inoffensive, toutes sont traitées. Le dépistage se solde donc par le traitement de beaucoup de femmes pour une maladie tumorale qu'elles n'ont pas et qu'elles n’auront pas.


Si 2000 femmes sont examinées régulièrement pendant 10 ans,10 fem-mes en bonne santé seront considérées comme des patientes cancéreu-ses et seront traitées inutilement. Ces femmes perdront une partie ou la totalité de leur sein et elles recevront souvent une radiothérapie et parfois une chimiothérapie.


Malheureusement, certaines des toutes premières modifications cellulaires (que, dans le langage médical, on appelle carcinome in situ) sont souvent re-trouvées en plusieurs endroits du sein. Le sein entier est alors enlevé une fois sur quatre dans ces situations, alors que seule une minorité de ces modifica-tions cellulaires s’est transformée en cancer.


Plus de chirurgie lourde et plus de traitements ultérieurs -Pour certaines femmes, l'opération et les traitements qui s’en suivent peuvent être moins im-portants quand un “vrai” cancer de petite taille a été découvert durant le dé-pistage, que si ce cancer avait été découvert plus tard. Cependant, comme le dépistage mène au surdiagnostic et au surtraitement de femmes en bonne san-té, plus de femmes perdront leur sein d’avoir été dépistées plutôt que ne pas l’avoir été. De même, plus de femmes recevront de la radiothérapie.

Fausse alerte -Si la radiographie montre quelque chose qui peut être un can-cer, la femme est donc rappelée pour des examens complémentaires. Dans quelques cas, il s'avère que ce que la radiographie a vu est bénin et qu’il s’agit donc d’une fausse alerte.


Si 2000 femmes sont examinées régulièrement pendant 10 ans, environ 200 femmes en bonne santé seront victimes d’une fausse alerte. Le stress psychologique de l’attente du résultat pour savoir si elles ont vraiment un cancer peut être sévère. Beaucoup de femmes éprouveront de l’anxiété, des soucis, du découragement, des troubles du sommeil, des problèmes relationnels avec leur famille, leurs amis et leurs connaissances, et des changements dans leur libido. Cela peut durer des mois et à long terme, certaines femmes se sentiront plus vulnérables devant la maladie et con-sulteront plus souvent un médecin.


La douleur à l'examen -Le sein est pressé entre deux plaques pendant qu’une radiographie est faite. Cela prend peu de temps mais la moitié des femmes environ trouve l’examen douloureux.


Fausse sécurité - Tous les cancers ne peuvent pas être détectés par la ra-diographie. Il est donc important qu’une femme voit un médecin si elle trouve un nodule dans son sein, même si elle a eu une mammographie récente.

 

Voici un lien vers un exposé vidéo de Bernard Junod sur le surdiagnostic des cancers en général : ICI.
Voici un lien vers un article de Bernard Junod sur le même thème : LA.

Attention, je ne suis pas contre le dépistage, il est évident qu'il faut faire régulièrement des palpations des seins (soi-même et par un médecin), passé 40 ans, il faut faire en des mammographies régulières ...

Je tenais juste à rappeler certains points qui ne sont que très peu abordés avec les femmes et dans les autres blogs ... pour plus de transparence.